Le vélo est un langage populaire. Celui que l’on parle dans les pelotons, dans les bistrots, dans le poste. Je le parle couramment depuis mon enfance.
L’avantage de l’alphabet c’est qu'il met de l’ordre : de l’ordre dans les mots et de l’ordre dans les sentiments. C’est à l'alphabet que j’ai confié le soin de mettre de l’ordre dans mon amour du vélo.
Ce petit dictionnaire fait la part belle aux mots du peloton, On y « flingue », on y « bâche », on y « gicle », mais aussi aux coureurs que j’admire, les Robic, les Anquetil, les Merckx, aux montagnes que je grimpe, l’Izoard, le Galibier, le Tourmalet, aux batailles héroïques des grands Tours et aux balades du dimanche dans la vallée de Chevreuse. C’est l’abécédaire d’une passion paisible pour la bicyclette, cet engin merveilleux qui vous emmène sans bruit, plus vite que vous même, jusqu’au bout de la route.