Chamboula est une arborescence politique, un foisonnement de destins partis du village fondamental africain, le jour même où la télévision et le frigo y arrivent. Les destins s’emballent lorsque la machine du progrès se met en route. Boulot, le jeune homme du village, restera-t-il au pays ? Sera-t-il maître d’école ou commerçant ? S’il part, se fera-t-il coincer par les services de l’immigration ? Entrera-t-il dans Paris par le métro Château-d’Eau ou par la rue d’Ulm ? S’inscrira-t-il à Sciences-Po ? Jouera-t-il à l’aile droite de l’ASSE ?
Le récit de déploie comme une fable formelle et oulipienne sur le monde tel qu’il va mal.