L'éditeur

C'est grâce à mon ami Jean-Pierre Enard que j'ai débuté dans l'édition. Il dirigeait alors les Bibliothèques Rose et Verte et a fait appel à moi pour l'aider à rédiger des quatrièmes de couverture, des argumentaires, pour lire des manuscrits, pour traduire, pour remettre le Club des Cinq au goût du jour, pour écrire des aventures de Mickey. J'ai beaucoup appris à ses côtés et aux côtés de Mirman, Bonvallet (qui était clown à ses heures) et Olivier Séchan, le papa de Renaud qui était prof d'allemand, traducteur et auteur au surplus.

Mon premier travail à plein temps a été, ensuite, celui de responsable des littératures, des théâtres et des cinémas à l'Encyclopaedia Universalis. J'y ai beaucoup appris et j'y ai acquis une connaissance profonde du milieu des spécialistes en tous genres.

Je suis ensuite devenu directeur littéraire de Slatkine France, aux côtés de Pierre-Gilles Flacsu, puis deux ans plus tard, directeur littéraire des éditions Ramsay.

Au départ de Jean-Pierre Ramsay, Gaumont, propriétaire de la maison, m'a nommé Directeur Général. J'ai eu le bonheur de créer les collections Ramsay-cinéma, de prolonger la collection Mots et de gérer le succès de La Bicyclette bleue de Régine Deforges (et de ses suites) que J.-P. Ramsay avait commandé.

Au départ de Daniel Toscan du Plantier du groupe Gaumont, je suis devenu PDG.

Lorsque la maison a été vendue à Régine Deforges, suite au procès en plagiat intenté par les héritiers de Margaret Mitchell, je suis entré dans le groupe Laffont, comme éditeur chargé, en particulier, des éditions Seghers.

L'édition m'a quitté le jour où le nouveau PDG du groupe de la Cité a décidé de « simplifier son tableau de bord » et de supprimer les équipes de quelques « petites maisons » dont Seghers.